Un rameau de léo

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Splendide quatuor de léopards
Un peu loubards, roublards, testards,
Dans leurs yeux sont des poignards
Fixés sur les innocentes proies du hasard.
Perchés, camouflés dans les feuillages,
Silencieux, sages comme des images,
Une mère et trois Léo dans les branchages
Attendent de la providence ses avantages.
Fautif, leur garde-manger est sans cesse vidé
Face à tous ces appétits aux crocs débridés.
Telles des bombes, ils tombent sans prévenir
Sur les imprudents trop pris par leurs loisirs.
Ces jeunes malabars sont tiraillés sans cesse
Par une faim qui jamais ne paresse …
À la chasse ils s’en vont régulièrement
Sous les ordres et gestes de leur maman.
Les cabanes dans les arbres, pour eux,
Existent depuis que le ciel est bleu.
Ce bleu qui se mire encore dans leurs mirettes,
Des yeux qui vous mettent le coeur en fête.
Heureuse photographe, ce jour, d’avoir aperçu
Ce tableau de famille à leur insu.

 Depuis courent-ils sur la prairie ?
Étaient-ils là, témoins d’une mauvaise plaisanterie ?
Errent-ils sur les terres meurtrières du Mara ?
Sont-ils des âmes guerrières, sous ces apparats,
Digérant leurs fautes dans un parc du Purgatoire ?
Ou simplement se reposent-ils sur cette histoire?
Toujours est-il, perdus dans leur contemplation,
On peut les voir recueillis, en pleine méditation,
Juchés sur l’arbre de la divine connaissance
D’un Eden aux éternelles vacances.

 

22 Février 2018 – Jeannine Castel
photo : Marielou Dhumez sur Facebook

 

 

 

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