Archive pour novembre, 2017

Un siège dans les cimes

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Blottie dans ce fauteuil malgré le froid,
Assise sur ce trône d’un vertigineux Roi,
Je convole en ces neiges éternellement belles
Protégée par la brume d’une aura fidèle.
J’ai atteint la cime d’un de mes pitons,
Après tant de crevasses incrustées aux frontons
Des falaises d’une ascension de roches dures,
De crêtes envoutées par l’esprit d’aventure.
Mais la banquette de ce paradisiaque reposoir
N’est en fait que cendres et encensoir
Pour des âmes errantes, perdues dans le noir,
Agonisantes, aspirées par les trous noirs.
Elles cherchent la lumière et la Résurrection
De ce Dieu exigeant, aux saintes ambitions,
Mystérieux et sévère, entouré de mystères,
De splendeurs joyeuses et austères.
Un instant j’ai cru apercevoir ce siège divin
À l’horizon infini de mon chemin.
Mais le fauteuil à bascule m’a rappelé
Qu’ici-bas j’étais encore installée !

 

25 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo de Luc Pages sur Facebook.

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 30 novembre, 2017 |1 Commentaire »

En flânant avec un éléphant …

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Dans un rai de lumière floue,
D’une clairière éloignée des fous,
Je vis apparaître ce géant des cieux
Pour lequel j’ai aussi prié Dieu.
De ses oreilles formant une vasque
Je contemplais cette vision fantasque
Dont les défenses usées, emmaillotées,
Avaient échappé aux scies pilotées
Par ces braconniers soudoyés par la luxure
Ou d’autres chasseurs, bourreaux d’aventures.
Imposant, la trompe ridée par les ans,
Solitaire, splendeur de cet enchantement, 
A l’arrêt, il me dévisageait en silence
L’oeil amusé, assuré, d’une telle audience.
Je pris soin de bien garder ancrée,
Sous la lumière blanche et grise nacrée,
Cette image d’un éléphant sorti de l’inconnu
D’une savane d’anciens bonheurs connus.
Chaque fois que ma pensée se promène,
Les jours où ma peine se traîne,
Je cherche et admire ces étrennes
Qu’un ami, simple éléphant, m’offre
Trésor caché d’une amitié de coffre.
Dans le grenier de nos communs souvenirs,
De luttes incessantes pour leur avenir,
Je dédicace ce poème à tous les fans
Qui luttent pour la survie des éléphants.
Un jour j’irai, flânant, 
Reposer tout près du cimetière des éléphants …

Mais en attendant … venez nombreux à PARIS

les 2 et 3 Décembre 2017

Place de l’Hôtel de Ville

SOUTENONS ET DISONS STOP !!!!

AU BRACONNAGE & AU COMMERCE DE L’IVOIRE

 27 Novembre 2017 - Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 29 novembre, 2017 |1 Commentaire »

Crête de Kêkou

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Non, je ne suis pas un canular !
Je suis le fils un peu roublard
De la belle et célèbre Malaïka,
Élue reine de beauté du Masaï mara.

J’ai pour surnom la Crête.
On redoute ma botte secrète.
Aucune provocation ne m’arrête,
Je suis aimé de la poudre d’escampette.

Je suis le play-boy de ces belles
Qui me collent en ribambelles.
Il me suffit d’un seul regard,
Je deviens leurs avatars.

On m’appelle aussi Kêkou.
Que de caresses sur mon cou
De ces servantes en chaleurs
Qui me chavirent le coeur.

Paraît même qu’une poétesse
M’a couché, cette diablesse, 
Sur des blanches feuilles de papier !
Non, mais voyez ces bans ! Quel pied !

Oui j’ai une allure de loubard …
Mais les cops sont restés au placard.
Un chef de bande en reconnaissance
Se doit d’entretenir sa descendance. 

En attendant, ici, c’est pas de tout repos.
Beau ou pas, le danger c’est plein pot
En cet immense et vivant entrepôt.
Mais longue vie à Melting Pot !

25 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo de Jacques Montanari sur Facebook

 

 

Publié dans:animaux, Photographe Jacques Montanari |on 27 novembre, 2017 |2 Commentaires »

En marche avec les éléphants

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Des éléphants sous la lumière d’un ciel orageux,
Font une marche de requiem pour de nouveaux cieux.
Ils sont en route pour manifester à PARIS leur détresse
Afin que leur extermination acharnée cesse.
 Les 2 et 3 Décembre 2017, Place de l’Hôtel de Ville, 
Ne laissons pas disparaître cette force tranquille. 
Leur ivoire, matière première pour braconniers,
Ne doit plus être leurs étés meurtriers.
Ils vont revendiquer les abus de pouvoir odieux
Qui tuent chaque année des milliers d’entre eux.
Eléphants d’Afrique, éléphants d’Asie, ont quitté
Savanes et forêts étriquées pour manifester.
Sur le bout des doigts, ils avancent en file indienne, 
Pachydermes de poids, vers la capitale parisienne.
Disciplinés, déterminés, du bout de leur trompe
Ils vont décortiquer en grande pompe
Les décrets votés pour leur société matriarcale
D’empreintes restées dans le fond des cales.
Malgré leur capacité d’anticiper les intempéries,
Convoités par toutes sortes de folies, d’euphories,
Les risques de conflit d’intérêt pour l’habitat
Les ont décidé à emboiter le pas jusque là.
Les passereaux africains leurs amis de toujours
Accompagneront leur convoi en ce séjour.
Paris va retentir de leurs barrissements
Manifestez pour la survie des éléphants !
Trompes, trompettes éclaboussant
Acclamons et protégeons les éléphants.

ARRÊTONS LE MASSACRE DES ÉLÉPHANTS !

 

26 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photographie  de Farid Radjouh

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 26 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Rêveries

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Ces marches de Palais
Qui font rêver les filles
Ces marches de Palais
De voiles et de mantilles.

Ces marches étrennées
De tant de séguedilles,
De danses éffrénées
Sous les jupons des filles.

Ces marches escaladées
À votre bras escortée,
De cordes en cordées
De violons accordés.

Aux marches de ce Palais
Plus aucun rendez-vous.
Les sorcières de leurs balais
Ont chassé nos désirs fous.

Ces marches de Palais
Me font pourtant rêver.
D’amours jamais comblés
Il n’en reste que l’ivraie.

 

22 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo de Gil Strec sur Facebook

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 26 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Confidences d’un chat

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Aujourd’hui c’est plein soleil ! Ça fait du bien après la grisaille d’hier.
Je suis sur le canapé et je me délecte des doux rayons de cet astre capricieux. je remue juste un petit bout de ma queue, histoire de me donner une contenance et de montrer à mes cops que je suis hostile à l’envahisseur de type adhésif.
Ma maîtresse, comme à l’accoutumée, écrit sur un bout de papier. Elle est assise entre GPS et moi. Chacun chez soi.
Tiens, une mouche à merde ! Elle vient de rentrer par la porte-fenêtre entrouverte … elle en fait du boucan ! Je suis trop bien installé pour lui sauter après. Quelqu’un va bien s’en charger, ce qui ne vas pas arranger l’état des vitres.
Ah ! voilà Flocon qui se restaure ! Bouh ce bruit que font les bouteilles en plastique quand elles sont vides !
Figurez-vous que notre chère maîtresse n’a rien trouvé de mieux, pour nous faire bouger, on appelle ça du sport, que de mettre nos croquettes dans des bouteilles de jus de fruits en plastique vides percées d’un trou. Ce qui fait que d’un coup de patte on fait rouler la bouteille et les croquettes en sortent.
C’est ainsi qu’avec nous les bouteilles se baladent dans tout le séjour ! Parfois on mange pas tout et il arrive que maîtresse marche dessus ces laissées sur le carreau. Cric … plein de miettes de croquettes !… c’est la fête pour la balayette ! sans parler de la ronchon  … après tout c’est son innovation !
Faut dire qu’on lui rend pas la vie facile à vrai dire … nous sommes une fine équipe !

Ma maîtresse dit que j’ai des tocs. Tout ça parce que je miaule près de la porte du couloir toujours fermée à cause de Rubis la terreur qu’on est obligé de séparer de Graffias … vous verriez ces empoignades ! Graffias de peur il en fait caca par terre sans parler de leurs poils qui volent partout … il est même méchant Rubis avec ma maîtresse, il la prend pour une proie .. même qu’un jour il lui a sauté au cou. Il est imprévisible et sournois ce qui fait que l’appart est coupé en deux : côté Est et côté Ouest.
De plus pour corser les choses à cause de Holidays, aussi avec un nom pareil … toutes les poignées des portes sont à l’envers ! Il était génial Holidays ! on pouvait grâce à lui se balader librement. Il sautait sur la poignée et tac nous ouvrait toutes les portes ! À nous la liberté et les bêtises assurées.
Rubis lui c’est le spécialiste de l’ouverture du frigo. Mais depuis c’est moins rigolo il vient plus dans la cuisine. De sa patte il ouvrait le frigo par le bas et branle bas de mise à sac … on pouvait même rentrer à l’intérieur et défaire les paquets bien enveloppés, déchiqueter les sachets, goûter aux repas cuisinés… la fiesta quoi !
Maintenant fini tout ça ! mais dès que Rubis en a l’occasion il n’oublie pas ce moment de récréation.
Du coup nous nous sommes rabattus sur les portes de penderies, surtout en hiver. Alors là fastoch pour tout le monde. Nous y arrivions tous d’un coup de patte et on pouvait se planquer tout en haut, perchés sur les étagères après avoir viré tout ce qui nous encombrait. Camouflés, la maîtresse nous cherchait pour nous virer dès qu’elle arrivait. Elle s’est lassée avant nous de cette nouvelle trouvaille. Depuis Sébastien nous a mis des bâtons dans les pattes. Plus moyen d’ouvrir les portes de penderies. On a beau essayer, impossible de s’infiltrer par ce petit espace proposé.
Il ne nous reste plus que le vaisselier, encore une voie ouverte à l’escalade. Le premier installé en haut chasse l’autre et boum direct sur la table de la salle à manger !
Où en étais-je ? … ah oui les tocs … donc quand je vois maîtresse arriver, je me sauve … nous faisons quelques tours de manège autour de la table, du canapé … découragée maîtresse se rasseoit et j’en profite pour remettre ça. Elle trouve que je miaule tristement. De guerre lasse elle abdique, et retrouve son canapé.
Je la rejoins et là je n’ai pas le temps de recommencer mon cinéma … elle m’a déjà pris dans ses bras pour me faire aller derrière cette porte où je vais me reposer et rejoindre les autres déjà endormis… sur le lit !
Holà à présent c’est une guêpe qui fait son entrée ! Ce matin y a du mouvement !
Pour l’instant, je suis auprès de celle que j’aime, ma compagne de chaque jour après qui je miaule d’amour. Je voudrais pas qu’elle vaque à ses occupations, nous sommes si bien sur ce chaud édredon … et son bout de crayon. … Allez, j’ai une petite soif, désolé si ma bien aimée reste seule sur le canapé.
Ensuite je vais aller gratter et miauler devant cette fichue porte … gratter, gratter, de plus belle à ce jeu d’étincelles.

EWING le chat pour cette nouvelle.

24 Novembre 2017 – Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 25 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Crinière d’Ors

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Appelé tantôt en renfort,
Le lion Crinière d’Ors
Vient de donner la mort
Pour nourrir ses trésors.

C’est un malheureux Topi
Qui n’eut aucun répit,
Affolé, la mort aux trousses,
Par cette impressionnante frimousse.

La lutte fut de taille.
La savane en un champ de bataille
Assista aux brèves funérailles
De cette victime de la faim-canaille.

Crotté, sa crinière dégoulinante
De boue, de suées sanguinolentes, ardentes,
Témoigne de son âme vaillante
Habitée de carcasses croustillantes.

Crinière d’Ors, fier, encore une fois
D’avoir remporté ce beau tournoi
Contemple, admiratif, en joie,
Sa tribu dévorant goulûment sa proie.

Splendide et triomphant il règne.
Il attend un aimable coup de peigne
D’un soleil qui fait la musaraigne,
Face à cet Empereur pour qui tout baigne.

Mais ce Chevalier servant se moque
De ces critiques griffées, loufoques,
Le comparant à un gros phoque …
Il est le héros triomphant de son époque.

 

23 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo de Dom Haution sur Facebook

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 23 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Mandoline

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Aux mâtines,
L’éléphante Mandoline
D’un chant sonore
Annonce l’aurore,
Trouble les reflets d’or
D‘une lune qui rêve encor,
S’attarde sur les eaux
D’une nuit de repos.

Mandoline est matinale.
Solitaire, initiée de la kabbale,
Elle dirige une chorale
Qui a fait scandale
Sur une suite Impériale
Du compositeur Cymbale,
Éléphant aux oreilles musicales
De renommée monumentale.

Mandoline, sans ses copines,
Ce matin, à l’heure divine,
D’une salutation au soleil
Entonne ses vocalises, éveil
De ce coin du Massaï ensommeillé
Qui connait les pannes d’oreiller.
La rivière frissonne de plaisir
Que cette polissonne fait frémir.

 Grand prix des Oreilles d’Or,
Mandoline, sur ces reflets d’ors,
Accompagnée du murmure des eaux,
Veut créer un choeur d’éléphanteaux.
Elle imagine déjà ce concert
Face à toutes ces trompes en l’air
Dissipées, jouant de la trompette.
Mandoline sourit sur ces idées en goguette.

 

19 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo  de Philippe Passet sur Facebook

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 21 novembre, 2017 |1 Commentaire »

Vers Samburu …

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Au Kenya, sur les rives de la rivière Ng’iro 
Il existe une station balnéaire pour troupeaux.
Une station thermale favorite des éléphants
Qui viennent en famille soulager leurs poids des ans.
Sous la surveillance de nounous attentionnées,
Une crèche accueille les éléphanteaux jeunets
Qui font bêtise sur bêtise à longueur de journée.
À peine nés, ces éléphanteaux s’ennuient …
Les fesses à l’air, sans couche-culottes, même la nuit,
Ils pataugent, leur trompe tantôt pisteur, tantôt aspirateur.
Il aiment les mêlées, deviennent footballeur,
Shootant sur un imaginaire ballon rond,
Sur trois pattes, ils se dandinent en jouant du mirliton.
Certains collent aux basques des nourrices qui essaient
De divertir ces pensionnaires qui se sentent délaissés.
Pendant ce temps, les parents font leur cure thermale …
Vers Samburu, pour soulager leurs douleurs rhumatismales.
Aqua douches, bains de boue, massages sensoriels,
Piscine … dans les eaux des glaciers providentiels.
En file indienne, de majestueux acacias assistent
À tous ces va et vient d’imposants curistes
Qui viennent en nombre à Samburu-les-Thermes
Réputée pour accueillir et soigner les gros pachydermes.

 

17 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo : René Hoff sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 20 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Mise bas

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Arriver la tête la première
Pour un plongeon en pleine lumière,
C’est déjà la croix et la bannière
Sur ces terres d’amours sanguinaires.

Arriver au monde de cette façon …
Mais qu’avez-vous ma mère ainsi
Fait, de mettre bas sans façons
Dans une ronde aux dents de scies ?!

Retomber sur ses pattes, flasque poche,
Ce sont déjà les cruelles taloches
Qui vous mettent la peur aux trousses.
Que n’avez-vous choisi la douce mousse ?

Juste le temps de respirer la vie,
Cette vie que les autres m’envient,
Sans défense, vais-je survivre, dites-moi,
Pensez-y, ma mère, la prochaine fois.

Arriver la tête la première
En ce monde de bienvenues guerrières,
Même accroupie pour adoucir mes misères
Vous et moi face au danger, solidaires,

Vite, vite, ma précieuse mère
Vite, vite, sauvons nos arrières !

 

16 Novembre 2017 – Jeannine Castel
Photo de Philippe Passet sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 19 novembre, 2017 |2 Commentaires »
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