Archive pour mai, 2017

Un mois de Mai

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Un mois de Mai capricieux.
L’orage est aussi dans vos yeux.
Un mois de Mai frileux, fleuri,
Sur ta bouche quand tu souris.

Un mois de Mai goutteux, pluvieux,
Sans soleil quand tu n’es plus là.
Mais qui peut envier nos cieux ?
C’était en Juillet cet été las.

J’allais pieds nus, un jour de Mai.
Ma jeunesse se moquait de ce ciel orageux.
Depuis tant de mois de Mai parsemés 
Ont enterré, enseveli nos cieux amoureux.

Une voie lactée éclaire ma nuit.
Aimer, à quel temps conjuguer ce verbe ?
Un soir de Mai tu as fui pour une truie.
Tu n’as pas fait mentir ton blé en herbe !

 

13 Mai 2017 – Jeannine Castel
photo de Pierre Thiaville sur Facebook

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 30 mai, 2017 |Pas de commentaires »

La forêt de pierre

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Sihlin, la forêt de pierre …
Des hectares de roches calcaires
grises, ciselées par l’érosion,
incultes, semblables à des champignons.
Au milieu de ce sol dur et aride
poussent quelques arbres intrépides.
Des plantes ont échoué, rebelles,
dans cette nature d’allures surnaturelles.
Orgues de cathédrale, menhirs agonisants,
sous l’imposante statue d’un éléphant.
Ruines d’anciens temples déportés
dans le choeur en pierre d’une cité.
Cascades asséchées par des roches assoiffées,
un toit d’une pagode sur un roc coiffé.
Amphithéâtres de voix éteintes
étouffées par de si fortes étreintes.
Naufrage du vaisseau fantôme
venu se fracasser sur ces grands dômes.
Bois de pierres, province de Yunnan,
le Petit Poucet n’est pas sorti vivant
de ce labyrinthe rocheux, d’ogres dévorants,
dont Ashima, kidnappée, héroïne du temps,
fut noyée dans ces roches karstiques.
Jungle de pierres aux formes fantastiques,
planète lunaire de légendes et contes chinois
à l’âge de pierre, d’un monde d’autrefois.
Les aiguilles attendent le festival des Torches.
Visiteurs, passons sous le porche …

 

28 Mai 2016 - Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 29 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Les racines du ciel

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Au-dessus des vertigineux baobabs, piliers du ciel,
la lune rêve d’une belle lune de miel
aux lumières vénitiennes d’un soleil couchant.
D’Africains horizons lointains, aux désirs ardents,
l’orage a éteint des candélabres la flamme,
leurs ombres portent le deuil des femmes.
Terre envoûtante où le rêve vagabonde,
s’égare, s’attarde sur cette partie du monde
aux troncs gonflés d’eau, désertés par leurs ombres.
Idylle sur un possible bonheur, la lune
cherche encore Pierrot quelque part sur les dunes.
Les baobabs vont replier leurs ombrelles
après cette haie d’honneur aux noces éternelles.
Allée des baobabs, chemin de vie de Morondava,
la nuit va bercer de comptines ces gigantesques divas.

 

27 Mai 2017 – Jeannine Castel
photo de Philippe Frey sur Facebook

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 28 mai, 2017 |Pas de commentaires »

L’AMI

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Il était mon ami
Si gris, si gris,
Qu’un jour de fortes pluies
L’ami, l’ami,
A quitté mon toit
Pour toi, pour toi,
Qu’un ami a mis
Si gris, si gris.

4 Octobre 1995 – Jeannine Castel
photo : L’animal est une personne sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 27 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Parfois

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Qu’importe si le vent a murmuré
à ton oreille le secret bien gardé.
Qu’importe s’il a frissonné de fièvre
en répétant les mots emprisonnés,
puisque sourd à ce souffle discret
tu as mis une sourdine à l’indiscret.
Qu’importe ! Le vent les a entendus.
Il balaie de ton indifférence cet éperdu
gardien de ces lieux ensevelis.
Qu’importe ces aveux éventés
de tourbillons hantés.
Qu’importe … le silence d’un fil doré
a lié nos petits secrets adorés.

3 Octobre 1995 – Jeannine Castel
photo de Philippe Frey/Nomades du monde sur Facebook

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 27 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Tenebrous Kingdom

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Ombre et lumière …
Un blockhaus froid comme la guerre
des ténèbres fend la vague.
Lames glacées d’un oftag.

Tenebrous kingdom d’une forteresse
tourmentée par des hivers de rudesse
où hurle le vent, fouette sa furie,
tandis que la vallée s’effraie de ses cris.

Douces ténèbres sur des monts
enneigés, aux parois en aplomb
défiant tout piolet et crampons
à ses austères et envoûtants pitons.

Douce lumière, neige immaculée,
troublée par la noirceur ondulée
de la roche au sombre mystère
qu’essaie de percer cette douce lumière.

L’ombre, dans son étau, ressère
cette luminosité qui se libère
des entraves d’une fortification
dont les remparts fondent sous l’émotion.

Face à ce gardien, caché dans l’ombre,
qui garde jalousement ce Royaume des ombres,
dans une lumière resplendit
quelque lueur d’un coin de Paradis.

 

23 Mai 2017 – Jeannine Castel
photo de Mathieu Rivrin sur Facebook

Publié dans:Littérature et Poésie |on 26 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Le temps d’un regard

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J’ai voyagé sur de nombreux continents,
J’ai rencontré l’amplitude de mon néant.
J’ai voyagé sur les eaux noyant mes remous.
J’ai volé dans les airs mes rêves les plus fous,
à chaque départ, empressée de découvrir
les quelques clichés qui restent en souvenir.
À chaque retour, riche de nouveaux mondes,
j’ai creusé ma tombe de joies fécondes.
L’esprit aventurier s’est calmé depuis.
Ma corde est trop courte pour le puits
d’une planète impossible à parcourir,
le temps d’une vie, de courts loisirs.
Il me reste pour combler ce manque
la vision d’un monde de mes calanques.
Tout ce que je n’ai pas pu voir m’arrive
d’un hasard, de bribes à la dérive.

Etre né quelque part
Pour de nouveaux départs
Le temps d’un regard …

19 Mai 2016 - Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 25 mai, 2017 |Pas de commentaires »

En cas d’intérêt pour moi …

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Une envie de caresses …
Flocon pour sa maîtresse
Rajoute à sa pause
Un élan de tendresse.

Sa chaleur sur mes genoux
Paralyse mes mouvements.
De discrets miaulements
Il frôle de sa tête mes tourments.

Pour quelques croquettes,
Après un gros dos soudain,
Sa tendresse reste muette.
Seule ma plume, seule en chemin.

Sainte Roseline, son tablier fleuri.
Quelques larmes, voilà refleuri
Ce sente des âmes disparues.
M’attendent, chaque soir, les chats de ma rue.

Le mistral se charge d’emporter
Au diable la tristesse du passé.
Quelques esprits viennent heurter
À mon huis si lourd de pensées.

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20 mai 2017 – Jeannine Castel
photos du chat Flocon par Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 24 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Indivis

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Ingrat, ingratitude, indifférence,
Indisposé, indépendance.
Instabilité, insatisfaction,
Incohérence, inflation, 
Inverti, invétéré,
Inviolable, invisibilité.
Invite, invocateur,
Involontaire, investigateur.
Invraisemblance, invocation,
Invasion, inventaire, invention.
Intestat, interphone, intestin,
Interrupteur, interstice, inhumain.
Infantilisme, injuste, initié,
Infamie, inhérent, inadapté.
Inclassable, incartade, inacceptable,
Incommode, inclinaison, inconfortable.
Indescriptible, inconnu, indéfinissable,
Inconsidéré, incompétent, incapable.
Inexpressif, impénétrable,
Indocile, indiscipliné, indiscutable.
Inépuisable, inexploré,
Inextricable, inexpérimenté.
Indivis, indivision, intimité.

 

12 Mai 1986 - Jeannine Castel
photo : Olivier Gonnet sur Facebook – Guêpiers

Publié dans:Littérature et Poésie |on 23 mai, 2017 |1 Commentaire »

Croisière en eaux douces

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Cette splendide Agrion éclatante,
dans ces parfums de violettes odorantes,
n’est autre que ce joli coeur de Zygoptera
qui va rejoindre sa bien aimée Violetta.
Pour ce premier rendez-vous galant,
il a emprunté à son ami le ver luisant,
ce nacre lumineux d’un vert émeraude
qui promet la vigueur de nuits chaudes.
Il a saupoudré de paillettes ambrées
les plaisirs adorés des intimes chambrées,
discrètement voilés aux yeux baladeurs.
Il ne connait que trop ces piètres noceurs.
Ainsi, en ce flou champêtre bucolique,
accroché à ce réverbère squelettique,
il attend Violetta, sa belle dulcinée,
qui tarde … retenue …  vedette du ciné…
Une calopteryx Haemorrhoidalis méditerranéenne,
au corps de feu, aux ailes teintées d’ébène.
Les eaux douces frissonnent, pressées d’accueillir,
sur l’air de Carmina Burana, selon leurs désirs,
cet accouplement au cours d’une croisière
qui durera ce que passion a d’éphémère.
Pour vous il a posé ce sublime instant
d’une attente aux charmes enivrants.

 

22 mai 2017 – Jeannine Castel
photo de Cédric Bekaert sur Facebook

 

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 22 mai, 2017 |Pas de commentaires »
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