Archive pour octobre, 2015

Rivalité

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Ayant rejeté Dieu je pris sa place,
Me voilà nantie d’un double face…
Audace du pouvoir, j’informe mon savoir
De quels abandons, vous me fîtes asseoir.
De ce maigre butin, j’occupais l’espace,
Satellite ambitieux, je gagnais une place.
Un plus pauvre que moi se perdit en chemin,
Je pris ce gagne-faim à mon élogieux destin.
Navette itinérante, il avait une fin.
Fiction d’une friction j’ai brodé ce cale-pain.
Je ne puis concevoir une vie sans Lui,
Que me resterait-il aujourd’hui ?

 

 

25 Juin 1994
Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 30 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Soutiens

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Pilier de bar, pilier de pont,
Défenseur-soutien d’après Aragon.
Pilier de cabaret, pilier de casino,
Strip-tease d’oseille et ses pigeonneaux.
Piliers internes, externes, du canal inguinal,
Piliers postérieurs du trigone cérébral.
Pilastre, pied-droit, colonne,
PILIER imposante personne.
Pilier de cathédrale, bonne assise,
La Tour de Pise ? …
Soutien de voutes, de plafonds,
Piliers de baryton.
Sa soeur la pile au tas
Au rugby, le pilier la bouscula,
Talonna de justesse ce Dieu pilier
Pour éviter du poteau le piquet.
Ainsi le pont fit des courbettes
De pilier en pilier, arches aux amourettes.
D’acier, de pierre, de béton
Les piliers de pont en pont
Sont les sous, tiens ?…
Ça va coûter combien ? …

11 Juin 1987
Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 28 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Jazz-band

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Accords nouveaux
Vision d’autre chose
Musique et pipeau
Agréable à morose.

Accords nouveaux
Pour une nuit de rêve
Un pas nouveau
Sur la même grève.

Accords nouveaux
Compagnie recherchée
Mélasse et sirop
Sur arbre perché.

Accords nouveaux
De l’ancien rénové
Du rat faute de mulot
Qui n’a pas trouvé.

Accords nouveaux
Sur des souvenirs anciens
Poussière de mots
Empirisme sensible aux liens.

21 janvier 1990
Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 27 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

En attendant Laurent

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Une scène éclairée de violet et de rouge
Dans une ambiance joyeuse, enfumée.
Ça caquette, ça s’impatiente, ça bouge,
On attend Laurent, illustre Président costumé.
Les gradins au gris poussiéreux font le plein.
Il fait chaud avant le show et son florilège
En ce zénith toulonnais aux nombreux témoins.
Les hotesses de porte en porte font cortège
Aux égarés, billets en mains, cherchant place
Sortis des bouches de cette salle vorace.
On boit, on mange, on tue le temps
Qu’il reste, réglé argent content.
Comme un ventre de la terre accouchant
Dans un brouhaha botté jusqu’aux dents
Défilent en cette arène, d’un soir hilarant,
Les fans de cet imitateur, sourire gagnant.
Nous avons rigolé sur ces temps d’austérité,
La fesse et ses particules ont toujours notoriété.
Rassurée à la sortie, après ce pastiche de vérités,
Qu’une taxe sur le rire vienne m’inquiéter.
Son cerveau sur une salle comble a connecté
A ces neurones entassés, capteurs isolés,
Ses boutades et moqueries sur des célébrités.
Nostalgique final sur des voix, un copie collé !
Tout s’efface, revient à la surface
Avec Laurent Gerra en cette soupe à la grimace.
Empereur du grand zygomatique
C’est un Merlin qui connait la musique !

 
24 Octobre 2015
Jeannine Castel

 

 

Publié dans:spectacle |on 26 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Embarcations

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La France est tombée bien bas
Plus rien ne va.
Le temps futur des élections va
Aggraver les états.
Privations amères,
Le moral ce bon père
N’aura plus de prise aux commandements
Ils vont tous partir du garlaban.
Déjà les regards sont double
Ils parlent en eau trouble,
Ils dévient la conversation financière
Vers ce qui leur est encore salutaire.
Les sentinelles averties, rares pâtes,
Savent ce qui couve sous l’omoplate.
Si l’hygiène mentale ne se fait pas
Nous ? Pourquoi cela ?
Il ne restera qu’à souhaiter
Que Dieu résiste pour nous assister.
D’une loi qui vit le jour
A la règle du Dieu Amour.

 
7 Juillet 1987
Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 25 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Oratorio

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Quand le calme s’installe, le silence est roi …
Les obstacles franchis, avec Dieu je festoie.
Rosalia fait toilette, trouble cette communion,
L’ascenseur, jaloux, suscite une émotion.
Bruits tout à coup généreux,
Je suis à l’écoute de Dieu.
Dieu de mes frayeurs, de la vieillesse entrevue,
Dieu à tant d’honneurs et tant aperçu,
Dieu du doute, muet parfois à mes appels,
Tant je te redoute Puissant Eternel.
Dieu de tendresse qui accompagne mon pas,
Dans ma forteresse il mit le holà.
Je suis prisonnière de son fidèle amour
Pour une liberté chère qu’il me donna un jour.
Il accepte ma pauvreté de savoir,
Il me donne réponse à mes écrits du soir,
Il soulage mon coeur gros avec son sens,
Il noie mon esprit dans de l’encens.
Ainsi faisant le vide sur un continuel plein
Il prend soin et me guide, ce Dieu témoin.

 

27 Décembre 1989
Jeannine Castel.

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 24 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

L’os à ronger …

à Alphonse Allais

 

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Un trompeur qui trompait …
Trompeur trompé …
Un conteur qui contait …
Conteur comptait …
Un amour spectral qui figurait
Amour défiguré.
Un zéro aligné à l’écroulement
Rejet du firmament.
Logique poussée à l’absurde
Logique aime absurde.
Le rire s’est arrêté de tourner
Le néant s’est affaissé.
Un tel qui se croyait vrai
Mit sel sur de l’ivraie …
Le mensonge s’évanouit
L’âme trompa chéri !
Un trompeur qui trompait
Trompé, trompa trompeur.

 

4 Septembre 1990
Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 24 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Médicomédia

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A mon pressentiment, il vint ce jour
Ce desesperados Amemon d’amour …
D’un pas printanier, sous le soleil.
Surprise, je l’observais, ce Raminapareil,
A l’ombre des lauriers, je ralentis le pas :
Il s’éloigna …
Amusées, jouant à cache-cache, mes mirettes
Mesuraient la hauteur du cartable à la silhouette …
Sans se retourner, il s’engouffra
Dans une porte où l’attendaient d’autres pas.
Image silencieuse d’où aucun bruit
N’échappa de ce soudeur de nuits.
Le jour où Dieu pour son fils offrait
L’agneau de Dieu sous mon bras caché.
Raison pure, seule, témoin en ce mirage
J’étais dans le dos des adages.
Serait-ce pour me faire écrire
Ce que mon âme, pour lui, délire ?
Les manigances jouent autour de moi…
Que complote Dieu avec foi ?
Veut-il, en message, me faire savoir
Qu’il est là, le sauveur de mon noir ?
Ou pour divertir ma sensibilité nécessaire
M’envoie, comme prévu, Cessaire ? …
A votre ignorance, Amemon, en Surmoi,
Après 12h30, ce jour, nous étions trois !

 

23 Novembre 1989
jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 23 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Welcome !

Numériser 1

Pour la Ste Emilie, la mort surprit
Une chatte éprise de liberté
Qui n’avait point réfléchi
Des humains, leurs férocités.
Ainsi la nature a doté les animaux.
Céline en chat célèbre de l’histoire,
D’un soi-dit différent cerveau,
Vint fort à propos, échouer près de ma mémoire.
Un petit garçon arriva en vélo,
Se proposa d’attraper ce félin,
Orphelin perché au-dessus de l’eau,
Qui miaulait depuis le matin.
En compagnie des badauds et de l’Afrique,
Au pont de la rivière des amoureux,
Sa capture fut gymnastique,
Encore un don des cieux !
Lui aussi me fit saigner
Tant il mordit fort mon doigt.
Me voici contre ma volonté résignée
Avec Céline sous mon toit !
En attendant le programme annoncé,
Bienvenue à ce rescapé de l’effroi.
Gérard, un chat pour toi et moi.
Depuis, Céline m’a quittée…
Gérard, chez moi, n’a jamais habité.

19 Septembre 1990 
21 Octobre 2015 – Ste Céline.
Jeannine Castel

Publié dans:animaux |on 22 octobre, 2015 |2 Commentaires »

Mégao ? Oméga ! …

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Qui que tu sois dans les cieux
Je viens te rendre grâce
D’avoir mis dans mes cieux
Ce jeu d’espace.

Qui que tu sois mon être profond,
A toi louange éternelle.
Serais-tu ce violoncelle
Qui accorde mes sons ?

Qui que tu sois, élan de mes désirs,
A toi ma volonté future
Où l’autre, cruel souvenir,
Fait triste figure.

A toi qui espère de demain,
Mirage en attente de vérité,
Selon le bon vouloir du grand tain
En quête de nouveautés.

Qui que tu sois, guide invisible,
A la lumière de tes rayonnements,
Frisettes et cibles
Pour toi ce chant miroitant.

Qui que tu sois, simple tu
Ce soir encore je te salue.
Qui, surveille pour sa mission,
Le quoi de ma question.

1 Juillet 1990
Jeannine Castel

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 22 octobre, 2015 |Pas de commentaires »
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