Archive pour juin, 2015

Viva, vie va …

san cristobal

Ce fut une embellie,
Une montée de calvaire
Aux marches du Paradis,
A San Cristobal.

Ce fut une folie,
Romance de vacances finies.
Seule devant l’agonie
Je contemple le bal.

Encore une fois, j’ai plié
Sous le charme de l’homme châtié,
La perte d’un amour sans pitié.
Marie, de mon amitié.

Quelquefois je reviens
Sur ces pas d’un amour ancien
Qui m’a volé mon rien.

22 Avril 1996

Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 30 juin, 2015 |Pas de commentaires »

On déménage

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Je ne verrai plus passer ces fantômes,
Les murs se sont revêtus d’opacité.
Ces regards curieux où murit l’automne,
Sur la pointe des pieds, ils nous ont quittés.
Ils ont surpris mes gestes infidèles
En ce lieu de travail, ils m’observaient…
Ce n’était que poussière chassant les nouvelles,
Ils ont fui désormais.
Minuit sonne le jour nouveau,
Je ne verrai plus ces veilleurs de tombeaux.

 

25 Mars 1996

Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 30 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Sur les gradins

                                                                                                                                                                                                                                                                               à Maurice Béjart

 

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D’un univers où dansent les étoiles,
Il vint, aussi léger qu’un voile,
Sur nos scènes. Là, se mirent les pas
D’un génie que la danse épousa.
Chorégraphe insolite, l’ennui suffoque,
Défile l’escorte de ses époques.
Le corps de toute une compagnie se lie
A la beauté qui est son amie.
Intime regard où chacun s’évade,
Reflet indéfini d’une immortelle parade.
Le temps s’est épris du Présent d’une messe
Et toujours le silence majestueux de vos ivresses.
Quand viendra Vita Nova, la mort ressuscitera ,
Formes suspendues que tu créas .
Assis sur les gradins, l’homme contemplait
La lumière que son ombre cachait.
La mémoire m’offrit cet inaperçu,
Portée poétique de l’imprévu.

 

Chateauvallon  - 6/7 Juillet 1996

Jeannine Castel

Publié dans:Danse |on 30 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Prouesses

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Tels des lames aiguisées,
Vous fendez la flamme irritée
De la vague blanche d’écume
Que le vent assouvit et hume.
Cisailleurs de la voile, vous amusez
Cette mer, aujourd’hui déchaînée.
J’entends son chant qui monte, râleur,
Découragé par la hauteur
Que ces champions ont, tenaces,
Que rien n’arrêtera sur place.
Même la bouée attachée me confie
Que se mettre à l’eau mal lui en prit.
Vous défilez nombreux
A ce rock’n roll de l’eau bleue.
Photographes, il est temps de plancher
Pour de sensationnels clichés !
Léger, tout en finesse, toi bel inconnu génial,
Aux sauts prodigieux contre un vent glacial.
Les badauds tremblent, c’est l’Olympie !
Ces véliplanchistes, quelles énergies !

11 Novembre 1985

Jeannine Castel

Publié dans:sport |on 29 juin, 2015 |1 Commentaire »

Graffias

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Il vient à toute heure,
Minaude avant l’assaut,
Renifle sur mes genoux les odeurs,
Tourne autour du pot…
Se laisse choir tout de go.

Il se moque de mes occupations,
Se pavane à mon inclination.
Il ronronne, attend avec passion
Mes caresses à profusion,
Prêt à quelque invasion.

Ainsi croît-on qu’il dort
Aux pauses que simule son corps.
L’oeil attendri j’oublie le dehors.
Je savoure ce pesant d’or
Suspendu à ce petit trésor.

Mais voilà, le charme prend fin.
Il se réveille, il a grand-faim,
S’étire de tout son corps félin,
S’en va, préférant son festin.

Ce que chat veut, n’attend pas demain !

 

10 Mars 2015

Jeannine Castel

Publié dans:animaux |on 29 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Mégots plage

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A travers les branches du tamaris solitaire,
Le soleil essaie d’aveugler mes yeux mi-clos,
Il fait bouger les ombres du parterre,
La brise me rafraîchit, taquine ma peau.
Farniente sur la plage à l’abri des soucis,
Détente animée de clapotis enfantins.
Les franges des parasols ont le tournis,
Bonheur étendu sous cet astre coquin.
Le touriste, surpris, repousse les aveux brûlants
Du sable qu’il foule de ses pieds nus.
Il se hâte vers le bord de l’eau, content,
Soulagé, après cet accueil de bienvenue.
Hélas, les mégots pullulent en ce coin de loisir.
Cette saleté ambiante afflige mon plaisir,
Me pousse à l’envie de m’enfuir,
Je manifeste de quelques soupirs.
L’eau de mer s’est couverte de mousse,
Des débris ça et là flottent sur les vagues,
Les bateaux amarrés à cette frimousse
Contemplent cette laideur de terrain vague.
Je ferme les yeux, persistent les odeurs,
Sur la plage, respirer en apnées …
L’entourage semble indifférent, profiteur.
Avec la nostalgie me monte la nausée.
Ma mémoire avec les années a-t-elle enfouie
La pollution au fond de mon puits ?
 

27 Juin 2015

Jeannine Castel

 

 

Publié dans:Littérature et Poésie |on 28 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Entrevue

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Il est là
Fidèle à sa parole
Dans l’ombre de nos pas
Il est là.

Il est là
Pour accomplir dans notre souffle
Ce qu’il tait tout bas
Il est là.

Il est là
Gloire de notre victoire
Pour ce monde las
Il est là.

Il est là
Gardien de ma solitude
Bonheur de mes ébats
Il est là.

Il est là
Il connait si bien l’homme
Et nos esprits ici-bas
Qu’il est là.

Du Fils, au Père, au pas …
Il est là.

21 Août 1991

Jeannine Castel

Publié dans:religion |on 27 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Feux de bois

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Ce fut un hiver pluvieux et froid.
Le vent prisonnier des nuages
Se prit au jeu des feux de bois.
Qu’importe, je venais chez toi.

Nos rencontres s’éprirent de nos tracas.
N’avions-nous pas, dans nos sourires,
Le soleil qui nous ouvrait ses bras
Donnant à cet hiver envie de rire.

Les notes nous apprirent la mélodie
Qui se cachait en ces sombres jours.
Ainsi jaillit l’amitié des matins gris,
Alors pleurèrent nos amours.

Ce fut un hiver à l’abri des mots,
Chuchotant à nos maux la chaleur diffuse.
Ce fut cette chanson pour libérer l’écho,
Timides hivers de nos muses confuses.

Le printemps reviendra fleurir cette grisaille,
L’été réchauffera l’automne de ces batailles.

1996  - Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 27 juin, 2015 |Pas de commentaires »

En revenant de l’Atelier de Littérature

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En observant mon ombre qui me précédait,
J’y vis tant d’allégresse à mes côtés,
Que je poussais le pas un peu plus,
Je la rattrapais, les pieds dessus !
Amusée de tant de gaillardise nocturne,
Elle reprit son indépendance diurne.
Ainsi cette silhouette jeune et assise
Avait quelques parfums de bises.
Elle m’échappa au premier rayon venu,
Se dissipa dans le monde inconnu.
Elle attend, ensevelie sous le mystère ensoleillé,
Fidèle à l’ordre : Veillez.
La marche vraie d’images en déroute
Avec Dieu qui, sans l’ombre du doute,
Protège tant d’ardeur, d’un amour de vie,
Pour lequel sur mon histoire, j’écris.
Il sait de son Royaume en quête de vainqueurs,
Le chemin noueux qui mène au bonheur.
Il a préféré, pour nous épargner la dure réalité,
Nous attendre par grâces méritées.
Une création qui restera insondable,
Ils étaient douze à sa table.
Sur toute la planète, il étendit les chances
Comme l’ombre qui marqua, ce soir, ma danse.
Le choix aveugle guéri par son Amour
Est là : forme des formes, jour aux bonjours,
Regard dans l’écoute de l’autre, homélie, 
Tout un art de jouir de sa vie.

 

22 Novembre 1991

Jeannine Castel

Publié dans:Littérature et Poésie |on 26 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Port en Provence

                                                                                                                                                                  à  Eugène Baboulène

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C’est peut-être Venise un jour de brouillard  
Ou le port privé de ton imagination
A la tombée du jour ou d’un matin blafard.
Les barques alanguies boudent mes questions.
Balustrade d’un pont, une berge s’échoue,
Dans le bleu de tes eaux brûlent nos sanglots.
Linceul glacé où se noient nos regards flous,
Vague à l’âme du bout de ton pinceau.
Le port, d’un hiver refroidi, sommeille encore.
Source lumineuse où tu m’attendais
Dans ce palais flottant après l’aurore.
Quelques mats hissent ce jour appréhendé …
Les bâtisses muettes attendent le soleil,
Une entrée de tunnel où s’engouffre le réel.
Quelques fenêtres espèrent le réveil
Caché en tes toiles aux reflets éternels.
Au quai de nos retrouvailles, nous voici ancrés
Au rose saumoné de nos liens discrets.
Quelques amoureux dessinent à la craie
La Provence de nos rendez-vous secrets.

7 Juillet 1999

Jeannine Castel

Publié dans:Art |on 26 juin, 2015 |Pas de commentaires »
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