Ce ciel d’Abou

34344589_1934983249867685_2375832636628140032_n

Ce ciel d’Abou
De multiples rendez-vous
Posés pour nous
Est d’un talent fou,
D’un tomber à genoux.

Est-ce le ciel ?
Est-ce la Terre ?
Un mirage providentiel ?
Une apocalypse crépusculaire ?
Une vision incendiaire ?

L’arbre n’est plus vert
Pour des unijambistes nocturnes
Dans cette descente aux enfers.
L’Âge d’Or de Saturne
Est enfumé par Jupiter.

Les cieux d’Abou
N’ont pas de verrou.
De liberté, de flammes,
Brûlants de mots doux
Les cieux d’Abou
Nous enflamment.

5 Juin 2018 – Jeannine Castel
Photo : Abou Kilambo sur Facebook

Mademoiselle CRANE

33672544_1827259553960950_4747529954189639680_n

OUI ! Je suis une migratrice
Sur les steppes et déserts d’Asie.
Je suis aussi animatrice
Sur radio-fantaisie.
De la Turquie à la Mongolie, je voyage
Pour vous offrir de beaux reportages.
Aussi appelée Demoiselle de Numidie,
La mythologie sur notre espèce dit :
Qu’aux sources du Nil, nous allions
Combattre les pygmées, ces demi-portions …
Puis traversant le redoutable Mont Taurus,
Nous devions le franchir sans dire motus.
Un caillou dans le bec nous obligeait
Au mutisme pour éviter des aigles tout danger.
Grâce à nos vols, Palamède a imaginé
Les lettres V et Y … que vous paginez !
Je pars en Inde portée par le vent,
Mon voile de mariée au plumage blanc
Atteste la pureté de mes sentiments.
Lors d’une émission du Courrier du coeur
J’ai eu un coup de foudre pour O’Parleur.
Il m’a enflammé le sommet du crâne !!
Avant que ma jeunesse ne se fane
Je vais convoler et vous couper le sifflet.
Nous allons discrètement nous camoufler,
Vivre notre voyage de noces intimement.
Peut-être irons nous au Pakistan …
Ou rendre visite à la grue du Paradis Crazy,
Une amie vivant dans le Centre de l’Eurasie.
De parades nuptiales en parades rituelles
Nous chercherons un sol vide de demoiselles.
Et dans notre nid, en dépit des graviers,
Nos poussins duveteux aggrandiront notre lignée.
Parasites des cultures, mon métier d’animatrice
Consiste à protéger des chasses dévastatrices
Notre espèce et habitat de tous ces scélérats.
J’écoute … ici Damigella di Numidia … 

 

30 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Frey sur Facebook
Histoires insolites

 

Les petits déjeuners

32283726_10216075163341121_4338602359841095680_o  32395250_10216124170286264_4741234361062391808_o

Au petit matin
L’hypo gueule avec entrain
Le réveil matin
Pour le lever des baladins
Qui sommeillent encore
Bien après l’aurore.

J’ai les crocs de bon matin !
De l’herbe … pouah ! c’est malsain !
Moi je n’ai que du crottin !
Nous ne sommes pas gatés ce matin !

Pour moi y a pas de souci !
De la grenouille, c’est par ici !
L’étang en est farci !
La faim ne connait pas le rassis.

Moi face à toute cette boue 
Sur les parois de ce phacochère,
Je n’arrive pas à bout
De ses parasites en milliers d’exemplaires.

Chez les bonobos
Le lait n’est pas bio !
Mais des beaux lolos
Du lait coule à tire-larigot.

Non, ce n’est pas du pain !
On dirait du champignon …
Je dois m’en contenter ce matin.
Cool, personne pour me crêper le chignon !

Ainsi les petits déjeuners
Des plus vieux aux  plus jeunets
À la carte ou au menu
Sont toujours les bienvenus.

 

26170146_1896097010720130_1283757660566758618_o  24172888_10214642238518896_8761116626320337456_o  26170157_10214886797032706_1822221556150372285_o

26 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photos : Farid Radjouh sur Facebook

Défilé Africain

33374926_1825284944158411_5733572128008044544_n

Deux vautours oricou sont mécontents
Des moqueries de quelques passants
Qui à leur vue évoquent le French-cancan.
Quelle déception pour ces représentants
D’une haute maison de couture de renommée
Si fièrement représentée par ces deux paumés.
Ces deux top models Accipitriformes de Charognes
Babillent de cris contenus tant la rogne
Les laisse sans voix, serrés dans leur collerette
Aux breloques couleur de fraise gariguette.
Ce couple d’allure altière et rectiligne
N’a pas opté pour la feuille de vigne
Mais pour une culotte de femme en cloque
Assortie d’un gilet cintré au col loufoque.
Leurs mi-bas empruntés à Jojo les bas bleus,
Sous des cuissardes au toucher duveteux,
Donnent l’illusion de deux manchons panés,
Deux cuisses  d’une volaille prête à enfourner.
Ce couple, ventriloques de choix, engagés pour cela,
Solitaire par nature, ce couple est dans l’embarras.
La louloute de l’une aboie sans cesse, rien n’y fait.
Elle ne supporte pas la tête toute ébouriffée
De ce hérisson caché sous des lunettes noires
Aggrippé comme une sangsue à son narrateur d’histoires.
Impossible en ces conditions de présenter un duo …
Ils ont pourtant enlever leurs talons hauts !
« Le fond de sonorisation du défilé est compromis …
Que faire ? Déjà la foule s’impatiente que c’est pas permis …
       Déjà que nous rognons sur nos misérables cachets,
Qu’il faut défiler dans cet acoutrement empanaché …
Nos deux marmots bavards nous en rajoute,
Mon Dieu, mon Dieu, que faisons nous chouchoute ? »
« Nous ne pouvons décevoir la nombreuse clientèle
Venue tout spécialement pour voir leurs top models
L’amphithéatre est plein à craquer, la presse est là …
Ce sol me donne envie d’un cadavre au paprika … »

 

21727971_1576894885664086_7337731840319589010_n

25 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photos : Philippe Frey / nomades du monde sur Facebook

Safaris de plumes

 

 

 

 

 

 

Une envolée de mots

33385744_1823870290966543_3030118466918023168_n

Une envolée de mots
Qui sonnent juste
Qui sonnent faux
Parfois injustes.
Des mots qui carillonnent,
Postillonnent
Pour nos pensées gloutonnes.

Des mots qui s’envolent
Vêtus de nos camisoles,
D’anciennes paraboles,
Chargés de symboles.
De l’Acropole à la nécropole
Ils nous auréolent
De leurs muettes paroles.

Des mots échappés
D’un monde jamais en paix,
De rimes et d’onomatopées.
Des mots censurés, stoppés,
Emprisonnés, jusqu’à cette photo
D’un ciel pommelé d’indigo
À cette envolée de mots.

Si le silence est d’or
Les mots ont leur sponsor.
Ils ont besoin d’images
Dans leur désertique langage.
L’Esprit de ses voyages
Les met dans ses bagages
Pour sublimer leurs bavardages.

Une envolée de mots
Dissipés dans l’indigo
D’un ciel et d’un désert
Pour un silencieux concert
De notes sur une portée
Ensablée, à la clé escortée,
Vers les pistes de l’Éternité.

 

24 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Frey / nomades du monde sur Facebook

 

SILENTLY

10298078_857600367593418_6841384492473253377_o

Ce n’est pas toujours sur le moment.
Il faut laisser à l’âme le temps
De dire, d’écrire, de peindre, de transnmettre,
Par l’ouverture d’une nouvelle fenêtre,
Ce qu’elle continue dans sa vie d’Esprit,
Après que la mort dans un dernier cri,
Lui a ravi l’infini dont elle a hérité,
Seule gardienne de toute Éternité.

Ce n’est pas toujours sur l’instant.
Il faut à cette compagne du temps,
Voire des siècles, pour se manifester
Sur les ondes d’un monde infesté,
Fermé, aveugle, à côté de la plaque,
Ignorant tout dans des têtes à claques,
Qui ne croit plus à grand chose
Sauf en ses propos à l’eau de rose.

Un monde qui se veut rajeunir, sans cesse allonger
Sa vie d’ici-bas fortement endommagée.
La faucheuse, elle, se moque bien, indifférente,
Qu’il soit celui, ce rien, une telle rente …
Elle laboure son champ de bataille d’agonies
Où chacun espère être oublié par cette félonie
Incomprise, souhaitée, haïe, diablesse,
Que l’on rencontre souvent en serrant les fesses.

Un dialogue de sourd entre le corps et l’âme
Cache d’un paravent l’épilogue du drame.
Des ondes revêtues de corps entourés de mystères
Comme ces rameurs d’anciennes galères
Sous le fouet d’un bourreau qui forçait l’avancée
Jusqu’à ce quai en grève par nos pensées.

Ce matin dès mon réveil, je n’ai soupçonné
D’écrire ces lignes désormais poinçonnées
Pour divulguer ou pas ce qu’une âme de passage
Avait à coucher sur cette blanche page.
Les mots m’arrivent quand la pressante INSPIRATION
Déverse sa coulée de mots en éruption.

Ce n’est pas toujours dans le présent
Que je reçois le cadeau des absents.
Tant d’appels anonymes masqués s’infiltrent.
Seigneur, donne moi de bons filtres ! …

 

23 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Namata photographies sur Facebook

 

Publié dans : Littérature et Poésie, Photographe Namata | le 20 juin, 2018 |2 Commentaires »

LIPSTICK

IMG_3607

Il est là, d’humeur badine, foulant le Masaï Mara …
« Regardez-moi ces faces de rat !
À peine mort, déjà les mouches, les hyènes,
La gente cavalière encore indemne ! »
Il fut, il est, il sera
Ce lion triomphant du Masaï Mara,
Mort de faim à son heure dernière,
Endormi sur l’herbe de la douce clairière.
Seul, le tout en chacun face à la mort.
Il est ce LIPSTICK vivant encor
Dans des scènes de vie dévoilées.
Il est dans son firmament étoilé
Dont vos lèvres gourmandes d’un baiser
N’ont pu qu’effleurer sans apprivoiser
Ce héros de vos longues jumelles
Irisées de feux et de mille étincelles
Enfouies dans sa crinière brune
De soleils éclatants, de nuits sans lune.
Il fut ce champion de vos combats.
Il est dans l’empreinte de vos pas.
Il est dans vos yeux à jamais éteints
Ce lion fidèle Roi et Souverain.
Demain, vous le verrez encore
À chacune de vos aurores
Hanter cet amour qui vous unit
Au plus profond de vos nuits.
Il est cet inconnu qui n’a fait que passer
À jamais perdu, retrouvé, enlacé
D’une nostalgie débordante de pensées.
Il vous a tout simplement devancé.
Ce n’est que ce matin que je l’ai rencontré
Vivant ensemble dans une lointaine contrée.
Il habite peut-être chez un de mes chats …
Mais LIPSTICK, que fais-tu là ? …
J’étais un grand poète …
Vous ne le saviez pas ? ….

 

23 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Bri Duyols sur Facebook

 

 

Transcendance

32289098_1814052971948275_5786751670037774336_n

Quel astre solaire
M’envoûte de sa lumière
Assombrit ce luminaire …
Quel astre solaire
Éclaire de sa beauté,
D’une auréole en sainteté,
Ces deux bergers ressuscités
En attente de revoir
Ce fébrile espoir d’un soir
Où l’étoile avait surpris
Leur néant jamais acquis.
Dans l’infini d’un espace,
Incrusté sur les carapaces,
Les corps voient leurs âmes
Délestées de leurs drames,
Logées dans la colonne vertébrale
D’un Dieu qui les façonne et ravale.
Leurs intérieurs gardés par Lui,
Entre le jour et la nuit,
Ne laissent entrevoir que l’extérieur
D’ombres éclairées par le Seigneur
Mais dont on aperçoit
Que l’obscurité de la Foi.
Adoration de deux mages
Sur une simple image
Où deux massaï recueillis,
De leur présence, ont accueilli
Ce côté oscur qui sans cesse
Dans mes moments de tristesse
Transcende depuis ma naissance
L’essentiel de mon errance.
Les plus belles vacances
Que je ne pourrais m’offrir
En ce monde triste à mourir.
Image silencieuse, pieuse,
D’une Marie radieuse
Avec ses grâces infinies
Secrètes comme la vie
Offertes par ses mains bénies.
L’Esprit de Pentecôte nous réunies …
Dans un monde invisible et plein d’amours
Débordé d’appels au secours.

 

13 Mai 2018 – Jeannine Castel
Photo : Philippe Frey nomades du monde sur Facebook

To night

fleur-de-bleuet

Ce soir ma tête est vide
Le bleuet du poète ravive
Le champ dans un chant morbide
Du poète et de ses eaux vives.

L’âme n’a pas ici sa place
Le bleuet la remplace.
Les amis perdus dans l’espace
Vont faire la grimace.

Ce soir ma tête est vide.
La poésie, ma west side story,
Doit avoir les rides perfides
D’une pretty girl sans calories.

To night, ma tête de rimes
For a wonderful boy se love.
Le poète à nouveau s’anime.
Sa poésie a retrouvé ses alcoves.

 

17 Mai 2018 – Jeannine Castel

 

Publié dans : Littérature et Poésie | le 19 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

Le bateleur

32608967_10216137104729617_6885834612832993280_o

Dans un vol majestueux, silencieux,
Il survole la vaste plaine africaine
En bateleur des savanes, radieux,
Il vole et court la prétentaine.
Il plane sans effort tout le jour,
Cherche une parodie pour ses amours.
Il danse avec aisance dans les airs,
Tel un voilier voguant sur les mers.
Il plane à une vitesse vertigineuse, folle,
Le vent ébouriffe ses plumes frivoles.
Il est le seigneur des grands espaces,
Le magicien au vol plein d’audace.
Ce Terathodiusecaudatus solitaire
Traverse l’infini et ses mystères.
Véritable acrobate, en hommage à Levaillant
Il lui doit son nom élogieux, si brillant.
Du corail à l’indigo, couleurs du voyage
Aux voiles brodées de noir pour bagages.
Un bateleur, prince des hauteurs,
Au bec fourchu des aigles prédateurs
Qui sont un danger pour ce patrouilleur
Descendu du ciel et de ses splendeurs.

 

19 Mai 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

12345...142

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus