On dit …

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On dit que j’ai les dents en avant …
 Je trouve ces propos bien décevants !
J’essaie de les cacher en souriant …
Le résultat n’est pas brillant !
Me comparer à cet illustre Fernandel …
À sa mémoire, je me vois immortel.
Trouver que j’ai une tronchouille …
 Celle, peut-être d’une citrouille ?
C’est extra toutes ces bafouilles
Autour de mon portrait ! Quelles andouilles !
Chico, chico, par-ci, chico, chico, par-là,
Sincèrement je n’en reviens pas …
Je compte sur mes doigts mes amis …
Ils m’ont refilé un échantillon de leurs sales amis
Qui m’est resté coincé entre les dents …
Vous n’auriez pas aussi un cure-dent ?
En cette trilogie d’une série comique
De Charpin à Raimu, je suis unique.
Je vous remercie de vos critiques généreuses
Mes mimiques n’en seront que plus fameuses.
Dans cette ascension vertigineuse,
Merci pour cette poésie élogieuse !
Photographe ou photographié …
Je me pose la question … à qui se fier ? …

 

2 Décembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrick Kientz sur facebook

Haut les coeurs !

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C’est mon mat de cocagne
Pour m’échapper de ce bagne.
Une corde raide rigide
Pour lionceaux intrépides.

C’est mon arbre de vie
Qui me laisse en vie
 Mon petit paradis
Où je suis en sursis.

Arriver au faîte
Retrouver les emplettes
D’une chasse maternelle
Me donne des ailes.

Traqué par des prédateurs
Je serre fort contre mon cœur
Ce tronc d’inconfortable rondeur
Aux nombreux pieds admirateurs.

En attendant la sonnerie
Du départ de ces bandits
Je suis un alpiniste novice
Je m’accroche et ne dévisse.

C’est mon mat de cocagne
Ma planque je regagne.
Haut les coeurs !
 Pour ce petit bonheur.

 

2 Décembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Calvin Kotze Wildlife Photography

Publié dans : Cntes de la prairie, Littérature et Poésie | le 16 décembre, 2018 |Pas de Commentaires »

Manif …

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«Quoi ?! Chez vous il y a les gilets jaunes …
Ici on bloque les pistes avec nous,les lionnes.
Chacun, à sa façon, a droit de manifeste.
Comme vous pouvez le voir sur cette sieste.
Pas de crinière à l’horizon pour nous soutenir !
Invoquer sœur Anne… on ne voit rien venir !
À part ces tam-tams à roulettes habituels
Qui sont un peu nos fidèles arcs-en-ciel.
Nous défendons nos mâles en voie d’extinction.
Des chasses rituelles, nous demandons protection,
Itou contre le braconnage, la taxe d’abattage,
La diminution de nos terres sauvages.
Nous réclamons une révision de leur diversité génétique
Pour améliorer leur santé en l’état dramatique.
Nos lions sont devenus une espèce vulnérable,
Maltraités,pourchassés par des âmes peu charitables.
Les hommes et leurs conflits sont leurs prédateurs.
Il est temps d’un vrai dialogue … stop à vos moteurs !
Où est-il ce temps des lions à tête humaine ?
Mihos, fils de Bastet à tête de lion sereine?
Des Saints sauvés par des lions dans les arènes ?
La jungle humaine les a jetés aux lions …
« Qui n’a point d’armes, porte un lion »
Par pitié, sauvez, sauvez nos pigmalions.
Vous voir sourire sur nos insolites roupillons …
Nous désole comme ce monde de couillons.»

 

13 Décembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde sur Facebook

 

 

Carnet rose

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L’orphelinat « Les Mandibules », ce jour, connait l’effervescence.
RIKAÏ présente ses deux bébés intimidés par la présence
De tout un attroupement d’intimidants visiteurs curieux
Venus souhaiter la bienvenue à ces nouveaux-nés anxieux.
Voici dévoilée en pleine lumière leur physionomie,
Effrayés par des commentaires atteints de boulimie.
RIKAÏ est fière de ses deux premiers nouveaux-nés,
Affectionnée que l’on ne l’a pas abandonnée.
Les voilà tous trois dépendants de la meute et du clan,
Le temps de l’apprentissage, du sevrage, de leurs solides dents.
Le mâle devra à l’âge adulte quitter leur territoire.
Il semble déjà prêt à cette idée pour vivre son histoire.
«Suis-je à l’heure ?»… STORY a retrouvé sa raison.
«Pas question d’accueillir ce dandy à la maison.
Le Conseil des hyènes ne connaît rien du terrain.
Malgré mon cœur qui bat la chamade, ce loup peint
Ne peut en aucun cas rester avec toutes ces femelles.
Je suppose ce lycaon pictus être un videur de gamelles.
Trop beau pour être honnête !» Son flair, ami invisible,
Repousse ses désirs dangereux pour ses fusibles.
«Bien que capable de s’adapter à différentes habitations,
RISOTTO n’est qu’un chien sauvage de mauvaise réputation.
Son espèce est accusée de dévorer des animaux d’élevage.
Rien à faire parmi nous, non vraiment il faut qu’il dégage !
Il est peut-être solidaire, dévoué à son clan …
Ne vient-il pas sous son apparence joviale, justement
Chasser au sein de notre meute de hyènes juvéniles
En éclaireur … » STORY n’est pas une imbécile ! …
Elle donne l’alerte de rapatriement dans les terriers,
Appelle ses vigiles pour chasser ce bad-boy meurtrier.
L’arrivée d’un tam-tam à roulettes providentielle
Met en fuite RISOTTO et sa bonhomie artificielle.
Il était temps car d’autres lycaons à sa suite apparaissent
Prêts à faire un carnage. STORY, inquiète, stresse.
«Faut-il encore une fois quitter ce lieu car dorénavant
Ces chiens galeux connaissent notre campement.»
C’est alors qu’une beauté farouche et discrète
Apparaît … une belle blonde, intriguée, coquette …
«Ah ! Voilà autre chose ! Il y a du monde sur la place !
STORY, méfiante, s’approche, se carapace …

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30 Novembre 2018 – Jeannine Castel

Les poèmes de Chatnine
Photos :  Evelyne Fosse Farid Radjouh sur Facebook

Pourquoi ? …

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«Chut ! … Mum, Ne le répète à personne …
Mais ne trouves-tu pas que ça déconne ?
C’est quoi tout cet acharnement après nous ?
Nous les avons pas sonné ces vilains filous !
Qu’ont-ils à nous démembrer ces bourreaux ?
N’ont-ils pas assez de conserves pour leurs fourneaux ?
J’en ai marre de voir toutes ces horreurs !
Qu’ils aillent au diable ces exterminateurs !
Je ne peux même pas leur faire une patte d’honneur …
Ce serait encore leur faire trop d’honneurs !
Mum … à peine arrivé au monde … dis moi …
Comment as-tu fait pour échapper à tous ces hors-la-loi ?
Déjà avec nos pères la confiance ne règne pas …
C’est à toi que je dois mes premiers pas, d’être là …
J’ai peur de grandir … tout ce danger à chaque instant
Mum … pour nous l’avenir est si inquiétant.
Tu entends ce que je te dis ! Pourquoi tu réponds pas ?»
«Mon petit, c’est ainsi, nous allons tous au trépas.
Depuis que le monde, quel qu’il soit, existe
Personne n’est resté vadrouiller sur nos pistes.
La conception a fait de toi un lionceau volontaire.
Savoure le présent, va jouer avec tes frères.
Viendra bien assez tôt le moment fatidique …
Pourquoi Mum … dis-moi … explique …
La Conception … c’est quoi ce truc …
Oh ! T’as vu nos espions mangent des Tuc … »

 

29 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Okoth Wildlife sur Facebook

 

C’est chouette le ciné !

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Aujourd’hui c’est l’instant favori
Pour ces guépardeaux et leur maman chérie !
Ils sont assis en rang d’oignons au premier rang
Pour visionner le film : La griffe et la dent.
Il fait beau, le cœur en fête,
Ils n’en perdent pas une ! Leurs mirettes sont en fête !
Car ce cinéma a la particularité rare …
On peut y faire ses courses dare dare !
C’est un festival alléchant qui défile sous leurs yeux.
Plein d’images animalières pour crocs chatouilleux.
On peut pénétrer dans le film projeté pour saisir
Sa star préférée et sans l’empaqueter la chérir.
Comme vous le voyez, c’est l’entracte …
Le temps de choisir pour les autres actes
Un encas à se mettre sous la dent.
Nul besoin pour eux de cure-dent !
Patients, ils veulent voir en entier
Ce film dont leurs griffes volontiers
Mettrons une étiquette au final
De ce film d’aventure peu banal.
Sages et attentifs ils suivent la projection
Qui défile sous la convoitise de leur dentition.
«C’est chouette le ciné, merci maman !
Nous vivons à fond ce film La griffe et la dent !
Etre acteur d’un film d’action 
Quelle excitante collaboration !»
«Oui mes trésors, chacun aura sa part d’actions !»

30 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Farid Radjouh sur Facebook

 

Alouette, gentille alouette

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Alouette, gentille alouette,
Je te plumerai !
C’est déjà chose faite
De vos belles forêts !
Mes belles plumes rousses,
Sous ma queue de pie,
Rient sous cape, se trémoussent
Devant votre pépie.

Alouette, gentille alouette,
De tant me plumer
Vous a fait tourner la tête,
Tant de poussières à vos plumets.
À louer ne vous regrette.
D’un gilet jaune remplumée
Je résiste et je tiens tête
Dans cette épaisse fumée.

Alouette, gentille alouette,
Tout un corps est passé.
Envolées mes plumettes
Pour nourrir jamais assez.
Si petite et bien faite
Je ne dirai jamais assez
Que gentille alouette
Toujours sera déplumée.

 

29 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Jacques Montanari

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« L’Afrique sinon rien …
Moi, je veux bien !
S’il n’en tenait qu’à moi …
Après tout, je suis chez moi !
Vous nous avez volé et réduit nos terres,
Mis en danger la vie de mes frères.
Tels ces parasites qui sucent ma poire
Vous êtes les prédateurs de notre Mémoire.
Nous mettre en boîtes de conserves …
Depuis des lustres que je vous observe
Jamais le bouchon n’a frôlé l’inimaginable !
L’humain n’est pas digne de notre table !
Ces quelques jours, mois, années, qui sait ? …
M’obsèdent pour tant de nos vies offensées.
Je n’ai que pitié et dégoût pour ces tacticiens
L’Afrique sinon rien …
Au diable ces vauriens !
L’Afrique sinon rien 
Vaincra tous ces acariens. »

 

28 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Patrick Kientz

 

 

L’arbre aux guépards

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Sur mon tronc d’écorce craquelée,
Malgré mon vieux corps mutilé,
Trois guépardeaux hardis, endiablés,
S’agrippent à mes noeuds troublés.
Troublés par ces trois diablotins
Qui montent, descendent avec entrain,
Jugeant ce perchoir dénudé extravagant
Aux moignons dépourvus de gants.
L’un d’eux me serre très fort …
Au creux de mon épaule il s’endort.
Il s’endort après avoir essayé de déloger
Ma locataire, une belle chouette outragée
Par le culot de ces trois garnements
Qui squattent tous les logements.
Quand leur mère s’en va à la chasse
Je suis leur nounou, leur grande échasse.
Ils s’accrochent à mes parois abruptes 
Pour se protéger des prédateurs, ces brutes.
Tantôt alpinistes, tantôt équilibristes, 
Je suis leur tour de vigie des pistes ! 
J’ai abrité tant de fauves et d’oiseaux !
J’ai eu même un croco tué dans les eaux,
Hissé à mon mât de cocagne !…
Comme on dit : que le meilleur gagne !
Ravi dans mon dépouillement ultime
De servir à ces acrobates attirés par mes cîmes.
De leurs petites pattes ils me chatouillent … 
Il y a bien quelques coups de griffes sur ma bouille…
Que dire ? Ai-je droit au chapitre en ces lieux 
Face à tous ces squatteurs, grimpeurs malicieux
Qui ont fait de moi une auberge espagnole ?
Après leurs premiers pas ces adorables petits drôles
Me tiennent compagnie, le temps d’un souffle,
D’une étreinte … mais point ne les camoufle …
Mon feuillage s’est envolé avec les bourrasques,
Les décennies qui ont vécu diverses frasques.
Aujourd’hui me vient un regain de vitalité
Grâce à ces trois lascards et leur frivolités.
Si heureux de pouvoir sauvegarder leur liberté,
De les protéger le temps de leur puberté.
Quant à moi la foudre, peut-être un jour,
Viendra à son tour me conter ses amours.

 

28 Novembre 2018 – Jeannine Castel
Les poèmes de Chatnine
Photo : Philippe Frey / Nomades du monde

 

 

 

 

 

 

 

 

La sortie

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Des personnes que l’on a aimées,
Fauchées par la mort à jamais,
Qu’un souvenir ravive pafois
De l’oubli, ce sentiment si froid.

La nostalgie envahit le cœur…
Tristesse soudain pour un rocker
Dont la vie au sein de bikers
Est ressuscitée … idolâtrie du bonheur.

Le grain de sable d’un retard
Bloque la grande roue de ces motards,
Allume le feu de ma cocotte
Où de vieux souvenirs mijotent.

Une indéfinissable bouffée de manque,
Comme celui de mes jeunes restanques,
D’un temps où je vivais sur une planète
Où j’aime encore reposer ma tête.

Seul luxe non taxé, de ma vieillesse
Ce tennessee la pluie n’a de cesse
De pensées, de regrets, de remords,
D’un paradis hanté par la mort.

Tatouages … l’âme cette enjoleuse,
Cette amie intime et voyageuse,
D’un Univers m’entaîne en ses rouages
Vers ces étoiles qui n’ont plus d’âge.

 

24 Novembre 2018 – Jeannine Castel
 Les poèmes de Chatnine
Photo : Gil Strec sur Facebook

 

Publié dans : Littérature et Poésie, Photographe Gil STREC | le 8 décembre, 2018 |2 Commentaires »
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